Aujourd'hui neuf août mil huit cent dix le Conseil municipal extraordinairement convoqué en vertu de l'autorisation de Monsieur le Prefet du Département , le Maire prend la parole et dit que le Receveur municipal lui a presenté l'arrêt de la Cour des Comptes de l'année 1808, duquel il résulte que le Receveur se trouve forcé en recette pour dettes anterieures à l'an 14 de la Somme de 42,577 Francs & 6 Centimes laquelle d'après cet arrêté doit être portée en recette dans l'exercice de 1809. Comme il est de toute nécessité de prendre les mésures les plus promptes pour faire rentrer ces arrérages et quo on ne peut poursuivre les débiteurs sans l'assentiment préalable du Conseil municipal, Le Maire l'invite à s'en occuper Séance tenante.
Le Conseil déliberant sur cet objet, après avoir sérieuse- ment examiné toutes les pièces qui y sont relatives est unanimement d'avis 1° qu'il est de toute impossibilité de recouvrer la somme ci-dessus mentionnée parce que dans le nombre des débiteurs, il s'en trouve beaucoup qui sont en même temps créanciers de la Ville, et lesquels ne pourraient á beaucoup près se liquider quant même on rendrait tout ce qu'ils possèdent, si on ne leur faisait distraction de ce qui leur est dû. Leurs prétentions respectives, telles qu'elles ont été fixées par l'assemblée des habitans lors de la liquidation générale, dont toutes les pièces sont au Ministere, s'elevent indépandement de ce qui restera à reclamer par ceux à qui il est plus dû que ce francs - Centimes qu'ils doivent, à la somme de . . 24348 - 39 2° que quoique l'Assemblée générale n'ait fixé les dettes absolument irrecouvrables qu'à 7362 francs ils'en trouve pour 8161 francs 26 Centimes lesquelles ont été reconnues telles par l'exacte verification de l'état ci-joint à . . . . . . . 8.161 - 26 Total de ces deux Sommes = 32509 - 65 il ne reste donc de réel à faire rentrer en Caisse que la Somme de 10.068 - 31 42.577 - 96
[Nächste Seite]Le Conseil d'après cet exposé est entièrement d'avis que cette dernière Somme de 10.068 francs 31 Centimes soit mise sans differer en recouvrement, et que les habitans qui la doivent y soient contraints par voie de droit, si cela devient indispensable, il ne peut s'empêcher de manifester que toute mesure contraire pour la rentrée des fonds porterait atteinte à l'exacte équité qui distingue si emminemment le gouvernement, il en resulterait d'ailleurs la ruine de plusieurs familles lesquelles ont déjà fait le sacrifice d'une partie de leur prétentions lors de la liquidation sans pour celà être d'aucune utilité pour la Caisse municipale, bien au contraire on ferait infructueusement de grands frais et des malheureux.
Le Conseil se résume en suppliant l'autorité superieure d'appuyer de tout son pouvoir la presente déliberation, il observe en même temps que les premières années de la guerre ont beaucoup diminué la fortune de plusieurs habitans de cette Ville dans le nombre desquels se trouvent les débiteurs. Il invite en consequence le Maire à adresser en double minute l'état des arrérages à Monsieur le Sous prefet de Creveld, avec prière de les transmettre à Monsieur le Prefet pour que l'un soit rendu éxecutaire par le Conseil de préfecture pour la Somme de 10.068 francs 31 Centimes seulement, et l'autre envoyé à son excellence le ministre de l'interieur, afin qu'elle daigne avoir l'humanité non seulement d'ordonner de surseoir les poursuites pour la Somme mentionnée de 24.348 Francs 39 Centimes, mais encore d'en prêvenir la Cour des Comptes pour la décharge du Receveur Municipal
Heute am neunten August eintausendachhundertzehn in außerordentliche Einberufung des Munizipalrates auf Grund der Genehmigung des Herrn Präfekten des Departements, Der Bürgermeister nimmt das Wort und teilt mit, dass er vom städtischen Einnehmer den Beschluss des Rechnungshofes aus dem Jahr 1808 zur Einsicht bekommen hat, aus welchem sich ergibt, dass der Einnehmer genötigt werde, wegen vor 1805 entstandenen Schulden, eine Summe von 42.577 Francs & 6 Centimes einzunehmen, welche gemäß diesem Beschluss als Einnahme in das Geschäftsjahr 1809 einzutragen sei. Weil es höchst erforderlich ist, unverzüglich alle Maßnahmen zu ergreifen, um diese Zahlungsrückstände einzutreiben, und weil man die Schuldner nicht ohne die vorherige Zustimmung des Munizipalrates belangen darf, so fordert der Bürgermeister ihn auf sich damit auf der Stelle zu befassen.
Nachdem der Rat, mit Sorgfalt alle Belege dieser Angelegenheit betreffend untersucht hat, ist er nach Beratung einstimmig der Meinung, 1. dass es ganz unmöglich sei, diese oben erwähnte Summe einzutreiben, weil unter der Anzahl der Schuldner sich viele befinden, die gleichzeitig Gläubiger der Stadt sind und die, auch wenn man ihnen alles wiedergeben würde, was sie besitzen, nicht annähernd genügend Geldmittel hätten, wenn man nicht abziehen würde, was ihnen geschuldet wird. Ihre jeweiligen Forderungen, wie sie von der Einwohner-Versammlung anläßlich der allgemeinen Liquidation festgesetzt wurden - deren Unterlagen sich alle im Ministerium befinden -, belaufen sich unabhängig von den möglichen Forderungen derjenigen die mehr zu bekommen haben als was sie schulden, francs-Centimes [auf die Summe von . . . . . ... 24348 - 39 2., dass, obwohl die Generalversammlung die Schulden, die überhaupt nicht einzutreiben sind, lediglich auf 7362 Francs festgesetzt hat, noch 8161 Francs 26 Centimes vorhanden sind, welche als solche durch genaue Prüfung des beigefügten Verzeichnis bestätigt wurden, also. . . . . . . 8.161 - 26 Total dieser beiden Summen: 32509 - 95 Tatsächlich einzutreibenn bleibt also lediglich die Summe von 10068 - 31 42.577 - 96
[Nächste Seite]Nach diesem Exposé ist der Rat ganz der Meinung, dass diese letztgenannte Summe von 10.068 Francs 31 Cs ohne Verzögerung als einzutreiben erklärt werde, und dass die sie schuldenden Einwohner durch Rechtsmittel, wenn es unerläßlich sei, dazu gezwungen werden. Er muß jedoch kundtun, dass jegliche für den Eingang der Gelder nachteilige Maßnahme die präzise Angemessenheit beeinträchtigen würde, welche in höchstem Grad diese Regierung auszeichnet, und es würde außerdem die Verarmung mehrerer Familien zur Folge haben, welche anläßlich der Liquidation schon auf einem Teil ihrer Ansprüche verzichtet haben, ohne dass es irgendeinen Vorteil für die Stadtkasse gebracht hätte, man würde ganz im Gegenteil vergeblich hohe Kosten und Unglückliche schaffen.
In seiner Zusammenfassung bittet der Rat die Hohe Autorität inständig darum, mit ihrer ganzen Macht den vorliegenden Beschluss zu unterstützen. Gleichzeitig stellt er fest, dass die ersten Kriegsjahren das Vermögen einiger Anwohner dieser Stadt sehr vermindert haben, im Kreise deren sich die Schuldner befinden. Daher fordert er den Bürgermeister auf, den Stand der Zahlungsrückstände in doppelter Ausführung dem Herrn Unterpräfekten von Krefeld zukommen zu lassen, mit der Bitte, beide dem Herrn Präfekten weiter zu leiten; eine soll vom Präfekturrat lediglich für die Summe von 10.068 Francs 31 Centimes als vollstreckbar erklärt werden, und die andere seiner Exzellenz dem Innenminister gesendet werden, damit er so gütig sei nicht nur die Strafverfolgung wegen der erwähnten Summe von 24.348 Francs 39 Centimes auszusetzen, sondern auch den Rechnungshof davon zu unterrichten, zweck Entlastung des städtischen Einnehmers.