Le conseil extraordinairement assemblé, en vertu de L'autorisation de monsieur le General Prefet de ce département prend lecture d'une lettre de monsieur le Sous- Prefet de creveld, du 12 de ce mois N° 4418, laquelle porte 1°. Que le conseil doit donner son avis sur les raisons qui peuvent nécessiter la construction d'une Gare près de cette ville, 2°. L'epoque à laquelle ce travail serait supposé devoir être terminé, 3°. Quels seraient les moyens d'èxecution dont le commune pourrait disposer annuellement pour remplir cet objet.
Le conseil aprez avoir déliberé sur ces trois questions va développer autant quil est en lui les raisons tant politiques que locales qui exigent impérieusement la construction dont il s'agit, il croit devoir les diviser par articles pour se rendre plus clair et commence par un objet majeur qui doit frapper l'autorité süpérieure.
Article 1er Le charbon de terre unique chauffage de cette ville et environs, et qui forme une Branche essentielle de son commerce, a été tiré depuis un tempstems immémorial des cidevants êtats Prussiens, maintenant grand duché de Berg, la consommation qui s'en fait ne monte jamais au dessous de cinquante cinq Bateaux lesquels à trois mil francs l'un font un total de 165000 francs, cette somme énorme est payée à l'etranger, avec lequel on ne fait jamais d'echange. la valeur de
[Nächste Seite]Cette denrée n'a jamais de prix fixe, elle dépend de la cupidité des vendeurs qui s'entendent entr'eux, et qui n'ignorent pas que l'intérieur ne peut la fournir qu'avec des frais de transport si exhorbitants, qu'ils outrepasseraient celui de l'âchat, il n'en sera plus de même aussitôt que la Navigation du Grand Canal du Nord sera etablie, ce combustible sera remplacé par celui du pays de Liège, dont la qualité est supérieure, et qui côutera en tous tems un tiers de moins que celui de L'Etranger./.
Article 2e Le port d'anvers autrefois si célébre par son commerce, et qui vient d'etre recrée, avec une amélioration qui tient du prodige, ce port qui avant la fermeture de L'escaut rivalisait avec Amsterdam, avait dans le tems de sa splendeur, qui viens de renaitre si avantageusement, une correspondance active et soutenue avec la ville de Neuss, un dépôt permanent et considerable y etait établi, les marchandises des deux Indes et toutes les productions du midi de la France si trouvaient en abondance. L'ècoulement des vins qui y êtaient déposés se faisait en grande partie dans le nord de L'Allemagne, aucun point plus central ne pouvait, et ne peut s'offrir, les transports s'en faisaient en ce tems par voitures D'Anvers à Neuss, à grands frais, ces raisons n'existant plus, ne doit on pas croire avec le plus juste fondement que le commerce de cette contrée jadis si florissant, reprendra non seulement une nouvelle vie, mais encore surpassera tout ce qu'il à pu presenter de favorable dans ces tems éloignés
Article 3e. Les vins de Bourgogne de Champagne et de Bar, les ardoises et le marbre du département de Sambre et meuse, procureront un moyen de vente et de commission de la plus haute importance, ces objets descendant par la meuse, et se rendant ici par le Canal à peu de frais
[Nächste Seite]Ne pourront manquer d'avoir des debouchés nombreux, les speculateurs en vins y trouveront un avantage proportionné à la modiuté du transport et seront a même de faire révivre les anciennes liaisons d'affaires, qui autrefois ont aussi existé avec le nord de L'allemagne.
Article 4e Les huiles de colza de la Belgique, et desquelles il se fait ici, et aux environs une tres forte consommation, ont été jusqu'a present enlevées par la voie du roulage, cette maniere tres dispendieuse de se les procurer, qui ne va pas au dessous de 20. a 24. Francs par Quintal decimal, a très souvent rallenti les demandes qui en auraient été faite, ne doit on pas raisonnablememt en inférer que sur un article ou les bénéfices doivent être tres bornés, puisque la vente en est sûre et tres multipliée, que les marchands en ce genre augmenteront leurs affaires et qu'ils pourront les étendre à L'etranger.
Il résulte de tous les articles précédents qu'une gare pres de cette ville est indispensable, - l'affluence des Bateaux qui arriveront à cette destination obstrueraient sans cet établissement le canal, et en empêcherait la libre navigation, ceux surtout chargés de charbon de terre, et dont l'approvisionnement principal se fait au mois d'octobre, n'arrivent jamais en cette saison a trés peu de jours de distance les uns des autres, en moindre nombre que 30 à 35. - Comment sans cette gare pourrait on en faire le déchargement? les particuliers qui ont des terres adjacentes au canal souffriraient ils que les voitures passassent, sur leur terrain pour l'opérer? Quel avantage d'ailleurs pourrait on tirer du bienfait du gouvernement si Neuss ne devenait pas un lieu de dépot, ce ne serait pourtant qu'après des entraves et des frais énormes que ses habitants, naturellement industrieux, pourraient en établir - un, si L'ouvrage dont est question n'avait pas lieu, enfin les débordement du rhin et la Debâcle des glaces en hiver qui mettent fréquemment les Bateaux qui y naviguent
[Nächste Seite]En danger, ajoutent encore a la force des raisons - expliquees ci-dessus, Le port de Neuss en ces tems de désastres pour les Bateliers leur offrirait un asile sur et commode, et malgré la Justice quil y aurait de demander en ce cas à L'autorité supérieure la faculté de leur faire payer un faible droit d'ancrage, pour subvenir aux frais de son entretien, il n'y a nul doute quils ne l'acquittassent avec la reconnaissance la plus vive pour le Gouvernement.
Le devis estimatif tant du terrain a acheter que pour le travail de la gâre monte a vingt huit mil cent vingt cinq francs - ci - . . . . . . . 28125 frc. „ Le conseil desirerait que la construction dont il s'agit fut terminé en trois années a partir du mois de Mars~1809 - Les deboursés de la premiere exigeraient en premier lieu le payement du terrain nécéssaire montant a six mil sept cent quatre vingt un francs - ci 6781. frc ⎤ „ pour travail de deblayement ⎬9781 Francs d'y cellui dans la prémiere année- 3000 „ ⎦ pour la deuxieme année en travail et materiaux . . . . . . . . . . . . 9172 „ enfin pour la troisième et dernière année pour idem . . . . . . . 9172 „ total 28125 Francs.
Moyens d'éxecution1ere Année L'excédent des recettes présumées pour mil huit cent huit pourra s'elever a la somme de cinq mil francs ci . . . . . . . . . . . . 5000 fc ⎟ À reclamer pour cette mème ⎟ année sur la somme de 18000 ⎬ }9781 Francs francs versée dans la caisse ~ ⎟ d`amortissement le 7 mai 1808 . 4781 „ ⎟
[Nächste Seite]Rapport . . . . . 9781 Francs 2e année L'excédent des recettes supposées en 1809 pourra monter a la somme de . . . . 5125. fc ⎟ a reclamer a la caisse ⎟ d'amortissement sur la somme ⎬9172 - „ - ci-devant énoncée . . . . . . 4047 . „ ⎟ 3e année il serait utile de reserver l'excedent des recettes de 1810 pour L'amortissement des dettes et de reclamer encore a la caisse d'amortissement pour parachever L'ouvrage la somme de . . . .9172 „ Total 28125 francs
Le conseil termine sa deliberation en suppliant monsieur le Sous-Prefet de Creveld qui a tant fait pour L'etablissement du canal du nord, et qui a laissé des souvenirs si precieux par sa sage administration comme maire de la ville de Neuss, d'Intervenir auprez de notre tres digne préfet afin quil daigne s'interesser en faveur de L'etablissement dont est mention, il ne doute en aucune sorte du succès lorsque ce respectable Magistrat aura bien voulu en démontrer L'utilité absolue, la vive reconnaissance de nos concitoyens et celle du conseil en General l'attendent et C'est la plus belle récompense qu'une ame comme la sienne puisse ambitioner.
Der Rat außerordentlich versammelt nimmt kraft der Erlaubnis des Herrn General Präfekten dieses Departement, einen Brief des Herrn Unterpräfekten aus Krefeld vom 12. dieses Monats N° 4418 zur Kenntnis, welcher besagt, 1° Dass der Rat seine Meinung äußern soll, über die Gründe, die den Bau eines Bahnhofs in der Nähe dieser Stadt notwendig machen, 2° Den angedachten Zeitraum bis zur Beendigung dieser Arbeit, 3° Welche Geldmittel hätte die Kommune jährlich zur Verfügung, um dieses Projekt durchzuführen.
Der Rat, nach Beratung über diese drei Fragen, wird seine ganz eigenen Gründe, sowohl politische als lokale, darlegen, die den besagten Bau dringend erfordern. Er wird sie in Artikel aufteilen, um sich verständlicher zu machen, und fängt mit einem Hauptargument an, das die Obere Autorität beeindrucken muss.
1. Artikel: Die Steinkohle, einziges Heizungmittel dieser Stadt und der Umgebung, die einen wesentlichen Zweig ihrer Wirtschaft darstellt, wurde seit uralten Zeiten in den ehemaligen preußischen Gebieten, jetzt Großherzogtum Berg, gefördert. Der erzielte Verbrauch beträgt niemals weniger als fünfundfünfzig Lastkähne, welche zu dreitausend Francs pro Schiff eine Gesamtsumme von 165000 Francs ergeben. Diese Summe wird an das Ausland bezahlt, mit welchem wir knie Handel treiben. Der Wert dieser
[Nächste Seite]dieser Handelsware hat nie einen festen Preis, er ist abhängig von der Habsucht der Händler, die sich untereinander verständigen, und sehr wohl wissen, dass wir sie intern nur mit so unermesslichen Transportkosten, dass sie den Einkaufspreis übersteigen würden, beschaffen können. Das wird sich ändern, sobald die Schiffbarmachung des Nordkanals möglich sein wird. Dieser Brennstoff wird durch solchen aus dem Lütticher Land ersetzt, dessen Qualität höher ist und der zu jeder Zeit ein Drittel weniger als der aus dem Ausland kosten wird ./.
2. Artikel: Der Hafen von Antwerpen, damals für seinen Handel so berühmt, wurde mit erstaunlicher Verbesserung, die an ein Wunder grenzt, wiederhergestellt. Dieser Hafen, der vor Schließung der Schelde mit Amsterdam rivalisierte, hatte in Zeiten seiner so vorteilhaft wiedergeborenen Glanzes einen aktiven und dauerhaften Austausch mit der Stadt Neuss. Ein bemerkenwertes und dauerhaftes Lagerhaus war dort vorhanden, in dem große Mengen Waren aus beiden Indien und aller Produkte aus Südfrankreich lagerten. Der Vertrieb der dort gelagerten Weine fand zum größten Teil nach Norddeutschland statt. Es könnte sich kein zentralerer Ort anbieten. Zu dieser Zeit fand der Transport mit Karren von Antwerpen bis Neuss, mit erheblichen Kosten. statt Da diese Gründe entfallen, sollte man nicht mit berechtigter Überzeugung glauben, dass der damals so blühende Handel dieser Region, nicht nur neues Leben erfahren würde sondern alles noch übersteigen wird, was in diesern fernen Zeiten vorteilhaft geschah?
3. Artikel. Weine aus Burgund, der Champagne und aus der Bar, Schiefer und Marmor aus dem Sambre- und-Maas Departement, werden Verkauf- und Provisionsgeschäfte von größter Bedeutung schaffen; da diese Waren über die Maas und mit wenig Kosten über den Kanal hierher gebracht werden,
[Nächste Seite]werden sich ohne Zweifel viele Absatzmöglichkeiten finden; Die Wein-Spekulanten werden durch die Art des Transports entsprechende Vorteile erfahren und werden sogar die ehemaligen Handelsbeziehungen wieder aufleben lassen können, die damals mit Norddeutschland bestanden.
4. Artikel. Die Rapsöle aus Belgien, welche hier und in der Umgebung sehr stark konsumiert werden, wurden bis jetzt mittels Fuhrwerken eingebracht. Diese sehr kostspielige Art sie zu besorgen, die nicht weniger als 20 bis 24 Francs pro Dezimalzentner beträgt, hat die zu erwartende Nachfrage verzögert. Müsste man nicht vernünftigerweise daraus folgern, dass die Händler, bei einem Artikel dessen Gewinne sehr eingeschränkt sein müssen, weil er sich in großer Menge und sicher verkaufen läßt, ihre Geschäfte erhöhen und sie ins Ausland ausdehnen können?
Aus allen vorhergehenden Artikeln resultiert, dass ein Bahnhof in der Nähe dieser Stadt unabdingbar ist. Ohne diese Einrichtung würde der Andrang der hier ankommenden Schiffe den Kanal verstopfen, und die freie Schifffahrt behindern, besonders die, die mit Steinkohle beladen sind und deren Hauptbelieferung im Oktober stattfindet, kommen nie in dieser Jahreszeit mit weniger als 30 bis 35 Schiffen in Abstand von wenigen Tagen hintereinander an. - Wie könnte man sie ohne diesen Bahnhof entladen? Würden die Hausbesitzer, die Parzellen direkt am Kanal haben, dulden, dass zu diesem Zweck Fuhrwerke ihre Grundstücke befahren? Außerdem, welche Vorteile würde man aus dem Wohlwollen der Regierung ziehen, wenn Neuss kein Lagerplatz werden sollte, denn es wäre erst nach Hindernissen und enormen Kosten, dass ihre eigentlich geschickte Einwohner einen solchen errichten könnten, würde der hier erwähnte Bau nicht stattfinden, und schließlich, die Überschwemmungen des Rheins und dier Eisgang im Winter, die oft die fahrende Schiffe in Gefahr bringen.
[Nächste Seite]in Gefahr bringen, ergänzen zusätzlich die oben erklärten Gründe. Der Neusser Hafen, in diesen für die Schiffer unheilvollen Zeiten, würde ihnen einen bequemen und sicheren Zufluchtsort bieten, und obwohl es in diesem Fall gerecht sein könnte, man würde die höhere Autorität bitten die Ankergebühren, die die Finanzierung seiner Unterhaltung sichern, niedriger zu halten gibt es trotzdem keinen Zweifel daran, dass sie diese entrichten würden, mit der größten Dankbarkeit der Regierung gegenüber.
Der Kostenanschlag, sowohl für das zu kaufende Terrain als für die Bahnhofsbaukosten, beträgt achtundzwanzigtausend- einhundertfünfundzwanzig Francs - hier . . . . . . . . 28125 frc Der Rat würde sich wünschen, dass der erwähnte Bau innerhalb von drei Jahren ab März ~ 1809 beendet wird- Die Ausgaben des ersten Jahres würden zuerst die Bezahlung des notwendigen Terrains belaufen sich auf sechstausendsiebenhundert einundachtzig Francs - hier 6781 Francs⎤ für das Abräumen } 9781 Francs dieses Terrains im ersten Jahr - 3000 ⎦ für das zweite Jahr an Arbeiten und Baustoffen 9172 " zuletzt für das dritte und letzte Jahr für wie oben 9172 " insgesamt 28125 Francs
Geldmittel für die Ausführung1. Jahr. Der Überschuss der vermuteten Einnahmen für eintausend achthundert acht könnte die Summe von fünftausend Francs erreichen hier 5000 frcs ⎤ Anzufordern in eben diesem ⎟ Jahr auf die Summe von 18000 } 9781 Francs Francs, die am 7 Mai 1808 in die Amortisations-Kasse eingezahlt wurde . 4781
[Nächste Seite]Übertrag . . . . . . 9781 Francs 2. Jahr. Der Überschuß der für 1809 vermuteten Einnahmen könnte die Summe von 5125 Fcs ⎟ erreichen, bei der Amortisationskasse ⎟ anzufordern auf } 9172 " die vorhin erwähnte Summe . . . . . . . 4047 " ⎟ 3. Jahr. Es wäre hilfreich, den Überschuss der Einnahmen von 1810 für die Amortisation der Schulden zurückzulegen, und abermals bei der Amortisationskasse, um den Bau zu vervollständigen, die Summe von ............. 9172 " anzufordern. Gesamt 28125 Francs
Der Rat beendet seine Beratung und bittet den Unterpräfekten aus Krefeld, der für die Errichtung des Nordkanals so viel erwirkt hat, und wegen seiner weisen Verwaltung als Bürgermeister der Stadt Neuss in wertvoller Erinnerung geblieben ist, bei unserem ehrenwerten Präfekt vorstellig zu werden, damit er sich zugunsten der erwähnten Einrichtung einsetzen möge.. Er zweifelt keinesfalls an dem Erfolg, sobald dieser ehrwürdige Magistrat ihm den Beweis der absoluten Notwendigkeit darlgelegt haben werde. Die lebhafte Anerkennung unserer Mitbürger und des Rates im allgemeinen erwarten ihn, und es ist die schönste Belohnung, die eine Seele wie die Seine wohl anstreben kann.